
Un accord financier «historique» a été conclu entre la WNBA, la ligue de basket féminine nord-américaine, et le syndicat des joueuses, marquant une revalorisation salariale sans précédent. Cet accord fait suite à des mois de négociations intenses et est salué comme un «moment fondateur» pour la ligue et le sport professionnel féminin par la commissionnaire de la WNBA, Cathy Engelbert.
La nouvelle convention collective, qui sera signée pour sept saisons et entrera en vigueur dès 2026, lie pour la première fois les revenus des joueuses à un pourcentage du revenu total de la ligue. Cette avancée permet aux joueuses de «reprendre possession de leur valeur et de leur futur», comme le souligne Nneka Ogwumike, présidente du syndicat des joueuses et dix fois All-Star du championnat.
Les chiffres parlent d’eux-mêmes : le salaire moyen des joueuses devrait passer de 120 000 à 583 000 dollars annuels, avec une projection à 1 million de dollars d’ici 2032. Le salaire minimum, quant à lui, augmentera de 66 000 à 270 000 dollars annuels dès 2026. Cette augmentation spectaculaire est d’environ 400 %, transformant radicalement la situation financière des athlètes. Il y a deux ans, le salaire de Caitlin Clark, première draftée, avait choqué en atteignant seulement 76 535 dollars ; la joueuse la moins bien payée de la WNBA touchera désormais un salaire garanti de 270 000 dollars.
Le plafond salarial par équipe passera de 1,5 million de dollars en 2025 à 7 millions en 2026, avec une projection à 11 millions en 2032. Le montant maximal qu’une joueuse peut percevoir annuellement s’élèvera à 1,4 million de dollars, contre environ 250 000 dollars en 2025, avec une projection à 2,4 millions en 2032. Bien que cette convention doive encore être ratifiée, elle représente une victoire symbolique pour les joueuses, qui luttent depuis longtemps pour de meilleures conditions salariales et de travail, encore très éloignées de celles de leurs homologues masculins de la NBA.






