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Les prix de l'essence ont grimpé pour la deuxième semaine consécutive en France, le SP95-E10 atteignant son plus haut niveau depuis juin 2022. Une hausse de plus de 30 centimes depuis fin février, liée aux tensions au Moyen-Orient. Le gazole reste stable.

Après un bref répit fin avril, les prix de l’essence ont repris leur **ascension en France** la semaine dernière, marquant une augmentation pour la deuxième semaine consécutive. Cette hausse est principalement attribuée aux tensions persistantes au Moyen-Orient et à la situation critique dans le détroit d’Ormuz, un point de passage stratégique pour le pétrole mondial.

Le sans plomb 95-E10, le carburant le plus consommé dans l’Hexagone, a vu son prix moyen grimper de 2,1 centimes la semaine dernière, atteignant 2,0291 euros le litre. C’est son niveau le plus élevé depuis juin 2022, période marquée par la crise énergétique liée au conflit en Ukraine. Depuis fin février, juste avant le début du conflit entre l’Iran, les États-Unis et Israël, le SP95-E10 a bondi de plus de 30 centimes d’euro.

Les autres types d’essence ne sont pas épargnés : le sans plomb 95 classique a progressé de 3,3 centimes, s’affichant à 2,0833 euros, et le sans plomb 98 a augmenté de 2,3 centimes, pour atteindre 2,0982 euros. Ces chiffres, fournis par le ministère de la Transition écologique, reflètent la situation dans les quelque 10 700 stations-service françaises.

Contrairement à l’essence, le prix du gazole, carburant routier majoritaire en France (plus de 66% de la consommation), est resté relativement stable. Après une légère baisse de 0,4 centime la semaine dernière, il se situe en moyenne à 2,1566 euros le litre. Malgré cette stabilité récente, le gazole reste environ 50 centimes plus cher qu’avant le début du conflit au Moyen-Orient.

Il est important de noter que ces données incluent les stations TotalEnergies, qui appliquent un plafonnement des prix (1,99 euro pour l’essence et 2,25 euros pour le diesel) jusqu’à fin mai. Cela implique que, dans les stations ne bénéficiant pas de ce plafonnement, les hausses ont été encore plus importantes que les moyennes nationales. La grande distribution et les stations indépendantes s’inquiètent de cette mesure, dénonçant une concurrence déloyale et envisageant de saisir l’Autorité de la concurrence.