
Les discussions entre négociateurs américains et ukrainiens devraient se poursuivre ce dimanche en Floride, après des « réunions constructives » tenues la veille à Miami. Le représentant de Washington, Steve Witkoff, a exprimé son optimisme quant à ces échanges, tandis que le président ukrainien, Volodymyr Zelensky, a souligné l’importance de « comprendre dans quelle mesure la Russie est prête à œuvrer véritablement à la fin de la guerre ».
Parallèlement aux efforts diplomatiques, la situation sur le terrain reste tendue. L’armée de l’air ukrainienne a rapporté avoir repoussé une attaque massive de 139 drones russes dans la nuit de samedi à dimanche. Environ 80 de ces drones étaient de type Shahed. Les défenses antiaériennes ukrainiennes, avec l’aide de l’aviation, des systèmes de guerre électronique et des unités mobiles, ont réussi à détruire ou neutraliser 127 de ces engins. Des impacts de huit drones ont été enregistrés sur sept sites distincts, et des débris d’appareils abattus sont tombés sur sept autres emplacements.
Dans un autre développement préoccupant, la Hongrie est accusée d’informer la Russie du contenu des réunions de l’Union européenne. Selon le Washington Post et le portail d’information hongrois Telex, Péter Szijjarto, chef de la diplomatie hongroise, aurait régulièrement fourni des comptes rendus « en direct » à son homologue russe Sergueï Lavrov. Un responsable de la sécurité européen a déclaré que « chaque réunion de l’UE s’est en quelque sorte tenue avec Moscou à la table, depuis des années » en raison de cette situation. Le gouvernement Orban aurait également offert à la Russie un accès privilégié à des échanges sensibles au sein de l’UE, potentiellement via ses propres responsables et des intrusions de pirates informatiques russes dans les réseaux du ministère des affaires étrangères hongrois.
Le chef du parti d’opposition Tisza, Peter Magyar, a qualifié M. Szijjártó de « traître à la Hongrie » et à l’Europe. Le Centre d’information du gouvernement hongrois a réfuté ces allégations, les qualifiant de « totalement fausses » et de « propagande pro-ukrainienne », rappelant des menaces publiques de Zelensky envers le premier ministre hongrois. La situation demeure complexe, mêlant diplomatie, affrontements militaires et enjeux géopolitiques.






