
Emmanuel Macron a appelé jeudi à une mobilisation de l’Union européenne pour contrer les ingérences électorales, notamment celles qui exploitent les réseaux sociaux et la sphère numérique. À son arrivée à Bruxelles pour un sommet de l’UE, le président français a plaidé pour l’établissement d’un « bouclier démocratique » afin de protéger les démocraties européennes de ces interférences.
Il a souligné l’urgence de cette initiative en évoquant les perturbations rencontrées lors de chaque élection en Europe. Dans une lettre adressée à la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, Emmanuel Macron a réaffirmé son intention de défendre « la lutte contre les interférences et les manipulations de l’information ». Il a cité l’exemple de la Slovénie, où le Premier ministre sortant aurait été victime d’ingérences de « pays tiers » et de « fausses informations » durant sa campagne législative.
La présidence française souhaite que la Commission européenne émette des lignes directrices. Celles-ci permettraient aux États membres d’imposer de nouvelles obligations aux plateformes numériques, dans le cadre du Digital Services Act (DSA). L’objectif est de contraindre ces plateformes à évaluer les « risques systémiques en période électorale » et à les atténuer. Cela inclut la gestion des faux comptes, des contenus illicites, des informations modifiées ou générées par intelligence artificielle, ainsi que des publicités à caractère politique.
Enfin, Paris souhaite également obliger les plateformes à prévenir la viralité des algorithmes et les phénomènes de manipulation ou d’ingérence durant les processus électoraux. Cette démarche vise à garantir l’intégrité des scrutins et à renforcer la résilience démocratique face aux menaces numériques grandissantes.







