
La guerre au Moyen-Orient engendre des coûts faramineux pour les États-Unis. En seulement six jours, les dépenses ont dépassé les 11 milliards de dollars pour l’opération « Epic Fury » contre l’Iran, un chiffre révélé lors d’un briefing du Pentagone aux membres du Congrès et rapporté par le New York Times. Ce montant initial n’inclut pas les nombreux coûts liés à la préparation des frappes, ce qui suggère que la facture finale pourrait être bien plus élevée.
Les responsables du Pentagone avaient précédemment indiqué que près de 5,6 milliards de dollars de munitions avaient été utilisés durant les deux premiers jours du conflit, un chiffre bien au-delà des estimations initiales. Le Centre d’études stratégiques et internationales (CSIS) a estimé les 100 premières heures de l’opération à 3,7 milliards de dollars, soit plus de 891 millions par jour. La majeure partie de ces coûts, environ 3,5 milliards de dollars, n’était pas budgétisée, selon l’étude du CSIS publiée le 5 mars.
Le site Iran War Cost Tracker, qui suit en temps réel les dépenses de la guerre, affichait déjà plus de 17 milliards de dollars en seulement quelques jours, avec une dépense quotidienne estimée à un milliard de dollars. Cependant, ces chiffres ne prennent pas en compte les conséquences à long terme, telles que la prise en charge des anciens combattants, qui augmenteront considérablement le coût total.
Le Center for American Progress (CAP), qui intègre ces coûts indirects dans ses calculs, évaluait déjà le coût de la guerre à plus de 5 milliards de dollars au quatrième jour du conflit. Le CAP estime qu’une guerre de trois semaines pourrait facilement entraîner des dépenses « dépassant les dizaines de milliards de dollars », soulignant l’impact financier colossal de ce conflit.






