
Israël a lancé une série de frappes « à grande échelle » sur le Liban, ciblant des « infrastructures du Hezbollah » après une attaque conjointe du mouvement islamiste libanais et de l’Iran. Ces attaques ont causé un lourd bilan humain, avec de nombreux morts et des dizaines de blessés signalés par le ministère de la santé libanais.
Plusieurs localités ont été touchées, notamment Beyrouth où une frappe sur le front de mer a fait au moins huit morts. Le district de Baalbek et Bourj Al-Chemali ont également été impactés, déplorant respectivement huit et quatre victimes. À Beyrouth, la zone de Ramlet El-Baïda, refuge pour des personnes déplacées, a été visée, témoignant de l’ampleur des destructions et du chaos qui règne sur la côte.
Ces frappes israéliennes interviennent après que le Hezbollah a revendiqué le tir de missiles contre une base du renseignement militaire israélien près de Tel-Aviv. L’Iran, allié du Hezbollah, a affirmé avoir mené une opération de frappes « conjointe et intégrée », visant « plus de 50 cibles » en Israël. L’armée israélienne a, de son côté, déclaré avoir touché dix installations du Hezbollah dans le sud de Beyrouth, incluant des quartiers généraux et des centres de commandement.
Le conflit, qui en est à son dixième jour, a déjà provoqué plus de 630 morts et 800 000 déplacés. Face à cette escalade, le président français Emmanuel Macron a exhorté Israël à « clairement renoncer à une offensive terrestre au Liban » et a appelé le Hezbollah à « immédiatement mettre fin à ses attaques », lors d’un entretien avec son homologue libanais, Joseph Aoun.
La situation reste extrêmement volatile, avec des frappes aériennes quasi continues dans la banlieue sud de Beyrouth et d’autres régions libanaises, causant toujours plus de victimes et de dégâts, notamment à Tibnine et dans la plaine de la Bekaa. La mort d’un secouriste de la Croix-Rouge libanaise porte à 15 le nombre de décès parmi le personnel médical depuis le début des hostilités.






