Jean-Luc-Melenchon-meeting-2
Le député européen Raphaël Glucksmann compare Jean-Luc Mélenchon à Jean-Marie Le Pen suite à des plaisanteries sur la prononciation de noms, relançant les accusations d'antisémitisme et divisant la gauche.

Le député européen de Place publique, Raphaël Glucksmann, a vivement réagi aux récentes déclarations de Jean-Luc Mélenchon, comparant le leader de La France insoumise (LFI) à Jean-Marie Le Pen. Cette comparaison fait suite à des plaisanteries de Mélenchon sur la prononciation du nom de Glucksmann, rappelant une polémique similaire concernant Jeffrey Epstein. Des accusations d’antisémitisme pèsent sur Jean-Luc Mélenchon.

Sur X, Raphaël Glucksmann a simplement posté « OK Jean-Marie Le Pen » en commentaire d’un extrait vidéo où Jean-Luc Mélenchon évoque son nom en soupirant : « Monsieur Glucksman et je ne sais qui encore, Glucksmann pardon… ». Cette insistance sur la prononciation rappelle l’affaire Jeffrey Epstein, où Mélenchon s’était interrogé sur la prononciation « Epstine », suggérant une « russification » et soulevant des soupçons de complot.

Olivier Faure, premier secrétaire du Parti socialiste, a exprimé son inquiétude : « Tout ça finira mal… Je ne peux m’empêcher de penser à toutes celles et ceux qui ont suivi sincèrement La France insoumise et qui ne souhaitent pas être entraînés dans ce qui n’est plus un dérapage mais une stratégie qui dérive sur les eaux noires de l’antisémitisme. »

Jérôme Guedj, député socialiste, a également réagi avec force : « En renouvelant un jeu de mots à la Jean-Marie Le Pen sur la prononciation des noms de juifs, Mélenchon assume tout. » Il ajoute que c’est une « stratégie électorale limpide » pour être « le plus détestable ». Clément Beaune, haut-commissaire au Plan, y voit un « moment Durafour », en référence à la célèbre phrase de Jean-Marie Le Pen. Selon lui, c’est une « stratégie délibérée qui nourrit l’antisémitisme ».

Ces controverses pourraient compliquer les accords entre le PS, Les Écologistes et LFI pour les prochaines élections municipales. Des voix au sein du Parti socialiste, dont François Hollande, réclament une rupture complète avec le parti de Jean-Luc Mélenchon. Lors de son meeting à Perpignan, Jean-Luc Mélenchon s’est défendu de toute accusation d’antisémitisme, affirmant combattre « l’islamophobie » et le « racisme antijuifs ».