
Marine Le Pen, figure emblématique du Rassemblement National, se trouve dans une position complexe alors qu’elle prépare le terrain pour l’élection présidentielle de 2027. Son avenir politique est étroitement lié à la décision de la cour d’appel de Paris, attendue le 7 juillet, concernant une affaire de détournement de fonds de l’Union européenne. En mars 2025, une première décision l’avait reconnue coupable et avait prononcé une inéligibilité de cinq ans, remettant en question ses ambitions présidentielles.
Malgré cette incertitude judiciaire, Marine Le Pen s’efforce de maintenir la liberté d’organiser politiquement le parti qu’elle dirige depuis quinze ans. Elle a clairement indiqué qu’elle n’attendrait pas une éventuelle décision de la Cour de cassation pour organiser la succession avec Jordan Bardella, son protégé de 30 ans. En effet, en cas de maintien de son inéligibilité, Bardella est perçu comme le candidat de substitution.
L’enjeu est de taille pour le Rassemblement National, qui a considérablement travaillé à « dédiaboliser » son image sous la houlette de Marine Le Pen. Le parti, qui est devenu la première force d’opposition à l’Assemblée Nationale, cherche à prouver sa capacité à gouverner.
La dirigeante du RN a souligné que la décision du 7 juillet était cruciale, car elle déterminerait si les millions de Français souhaitant voter pour elle en auront la possibilité. Elle a même précisé que si la cour d’appel maintenait une peine de bracelet électronique, elle ne pourrait pas faire campagne.
Cette situation met en lumière le délicat équilibre entre justice et politique en France. L’issue de ce procès en appel aura des répercussions majeures sur le paysage politique français et sur la stratégie du Rassemblement National en vue de l’échéance présidentielle de 2027.







