
L’USS Gerald R. Ford, le plus grand porte-avions du monde, a quitté une base navale en Crète, marquant un développement significatif dans la posture militaire américaine au Moyen-Orient. Ce départ intervient alors que des pourparlers indirects entre les États-Unis et l’Iran ont débuté à Genève, sous la médiation du ministre des Affaires étrangères d’Oman, pour discuter du programme nucléaire de Téhéran.
Le navire se trouvait en Crète depuis lundi, dans le cadre d’un renforcement militaire américain visant à exercer une pression sur l’Iran. L’ambassade américaine à Athènes n’a fait aucun commentaire sur la présence du porte-avions, renvoyant les questions au Pentagone.
Ces événements s’inscrivent dans un contexte de tensions accrues. Par le passé, l’ancien président Donald Trump avait ordonné des frappes contre l’Iran et menacé Téhéran de nouvelles actions militaires si un nouvel accord sur son programme nucléaire n’était pas conclu. L’Occident craint que ce programme ne vise la fabrication d’une arme atomique.
Actuellement, Washington maintient une présence navale importante au Moyen-Orient, avec treize navires de guerre, incluant le porte-avions Abraham Lincoln, arrivé fin janvier, ainsi que neuf destroyers et trois frégates légères. La présence simultanée de deux porte-avions américains dans la région est une situation rare, soulignant l’importance stratégique de cette zone.






