
L’ambassade des États-Unis à Jérusalem a annoncé qu’elle offrirait, pour la première fois, des services consulaires dans la colonie israélienne d’Efrat, en Cisjordanie occupée. Cette décision, saluée par Israël, permettra aux résidents américains de bénéficier de services de passeports le 27 février pour une journée seulement. L’expérience sera renouvelée ultérieurement dans les colonies de Beitar Illit et la ville de Ramallah, situées sur le territoire palestinien occupé depuis 1967.
Le chef de la diplomatie israélienne, Gideon Saar, a salué cette initiative, la qualifiant d’« importante décision » et utilisant le terme « Judée-Samarie » pour désigner la zone C de la Cisjordanie. Il a souligné la proximité entre les États-Unis et Israël à l’occasion des 250 ans d’indépendance américaine.
Cependant, cette décision a provoqué une vive réaction de la part de l’Autorité palestinienne. La commission de résistance au mur et à la colonisation a dénoncé une « claire violation du droit international et un favoritisme flagrant envers les autorités d’occupation ». Elle a fermement appelé Washington à revenir sur sa décision. Le mouvement islamiste palestinien Hamas a également condamné cette mesure, la qualifiant de « dangereuse » et y voyant un soutien aux « plans de judaïsation » menés par Israël en Cisjordanie.
Environ 500 000 Israéliens vivent dans les colonies de Cisjordanie, des implantations jugées illégales par l’ONU au regard du droit international, coexistant avec 3 millions de Palestiniens. Le gouvernement israélien actuel, considéré comme l’un des plus à droite de l’histoire du pays, a accéléré l’expansion de ces colonies et a pris des mesures visant à accroître son contrôle sur la Cisjordanie, y compris dans des zones sous le contrôle de l’Autorité palestinienne en vertu des accords d’Oslo.






