
Le procureur de la République de Lyon, Thierry Dran, a confirmé l’extrême violence de l’agression qui a coûté la vie à Quentin Deranque, 23 ans. Ce militant d’extrême droite est décédé le samedi 14 février, deux jours après avoir été violemment agressé à Lyon. L’autopsie a révélé des « lésions à la tête », notamment un « traumatisme crânio-encéphalique majeur » et une « fracture temporale droite », considérées comme « mortelles à brève échéance » par les experts médico-légaux.
Face à la gravité des faits et à leurs conséquences fatales, le parquet a requalifié l’enquête en « homicide volontaire », aggravé par la réunion, la dissimulation des visages et l’usage d’armes par destination. Les investigations se concentrent sur le ou les auteurs directs des coups. Le caractère visiblement organisé de l’agression a conduit le parquet à élargir les investigations à l’association de malfaiteurs.
Le magistrat a retracé la chronologie des événements, basée sur les éléments de l’enquête. Jeudi, vers 17h30, sept jeunes femmes du collectif d’ultradroite Némésis ont déployé une banderole derrière l’institut d’études politiques (IEP) de Lyon, rue Raoul Servant. Leur action visait à dénoncer la venue de l’eurodéputée Rima Hassan (La France insoumise, LFI). Selon le procureur, « elles avaient au préalable demandé à un certain nombre de leurs amis de venir les aider en cas de violences. Néanmoins, ces derniers restaient à l’écart ».







