
Le vol quotidien Orly-Nice est devenu un véritable carrefour politique, un lieu où les élus des Alpes-Maritimes se côtoient, malgré leurs divergences. Chaque semaine, députés, maires et autres figures politiques de la région se croisent dans les premières rangées de cette « navette » aérienne, transformant le temps de vol en un espace d’échanges, parfois tendus, parfois inattendus.
Parmi les habitués, Éric Ciotti, député des Alpes-Maritimes et fraîchement élu maire de Nice, est un passager régulier depuis 2007. Malgré son nouveau mandat municipal et l’interdiction de cumul, il continue d’emprunter ce vol pour ses déplacements à Paris, notamment pour son rôle au sein de l’UDR, son parti allié au Rassemblement National. L’atterrissage spectaculaire à Nice, avec la Baie des Anges en toile de fond, reste un moment qu’il apprécie particulièrement, parfois même immortalisé par son téléphone, tel un touriste.
Ce ballet aérien hebdomadaire rassemble également d’autres personnalités politiques azuréennes. Qu’il s’agisse de Christian Estrosi, de David Lisnard, ou des figures de la famille Tabarot, tous convergent vers la capitale le lundi soir ou le mardi matin, pour un retour généralement programmé le mercredi soir ou le jeudi. Ces trajets sont l’occasion de brèves rencontres, de discussions informelles, ou de regards croisés qui en disent long sur les relations complexes au sein des droites.
Le vol Orly-Nice symbolise ainsi l’union et la désunion de ces personnalités politiques, contraintes à une certaine promiscuité malgré des inimitiés notoires. Il illustre de manière concrète comment les chemins du pouvoir se croisent et se décroisent, même dans les airs, au gré des impératifs parlementaires et des enjeux locaux. Ces voyages révèlent les dynamiques sous-jacentes et les non-dits qui animent la scène politique des Alpes-Maritimes.






