
Au cœur de la France, le Village de François offre une lueur d’espoir à ceux que la vie a malmenés. Anciens sans-abri, personnes ayant des troubles psychiques, anciens détenus ou encore ex-toxicomanes et ex-prostituées y trouvent un refuge. Ici, loin de l’agitation du monde, ils se reconstruisent et réapprennent à vivre en communauté. Cette initiative, fondée par Étienne Villemain en 2018, rassemble aujourd’hui 75 résidents dans une abbaye près de Toulouse.
Le concept est simple mais puissant : des colocations où chacun retrouve une dignité et un chemin vers l’autonomie. Les résidents participent à la vie collective et retrouvent progressivement le goût du travail. Ce modèle de solidarité active contraste fortement avec certaines tendances sociétales, notamment celles qui questionnent la valeur de l’accompagnement des plus vulnérables.
Les résidents du Village de François, ainsi que son fondateur, observent avec une inquiétude grandissante les débats autour de la loi sur la fin de vie. Bien que non directement concernés par le projet de loi actuel, ils craignent qu’une légalisation de l’euthanasie ne finisse par viser les personnes les plus précaires et les plus fragiles. Cette appréhension est renforcée par des sondages récents, comme celui mené au Canada en 2023, où une part significative de la population estimait que l’aide médicale à mourir devrait être proposée aux sans-abri et aux personnes pauvres.
Pour Étienne Villemain, une société qui renonce à accompagner les plus démunis et qui envisagerait de leur «proposer la mort plutôt que la solidarité» est une société qui «va à sa perte». Le Village de François incarne une vision différente, celle où l’entraide et le soutien inconditionnel sont les piliers d’une société plus humaine, offrant une alternative concrète et pleine d’espoir aux défis de la précarité.







