
Longtemps perçu comme un potentiel candidat à l’élection présidentielle de 2027, Gérald Darmanin a finalement choisi de soutenir Édouard Philippe. Le ministre de l’Intérieur, surnommé « Darmalin » par certains, avait pourtant affiché des ambitions, comparant sa démarche à celle d’un coureur du Tour de France patient et opportuniste. Il aimait répéter que la victoire pouvait être à portée, même sans être le favori, citant l’exemple de Jean Robic victorieux en 1947 sans maillot jaune avant l’ultime étape.
Ses proches ont souvent entendu des métaphores cyclistes pour décrire sa stratégie : « On est quatre, cinq vélos… On est dans l’Alpe d’Huez. Il reste 200 kilomètres. Il y a une petite échappée. Des gens seront pris pour dopage. D’autres tomberont. Là un mec avec un fanion va se mettre sur la route et va se prendre un coureur… ». Cette image soulignait sa conviction que des imprévus pouvaient redistribuer les cartes.
Cependant, l’affaire Lyhanna aurait bousculé sa position au sein du gouvernement, le poussant à reconsidérer ses options. Plutôt que de se lancer dans une course solitaire incertaine, Gérald Darmanin préfère désormais « peser » dans la campagne d’Édouard Philippe. Cette décision marque un tournant pour l’ancien sarkozyste, macroniste depuis dix ans, qui se positionne désormais comme un acteur clé du mouvement philippiste.
Le ralliement de Gérald Darmanin à Édouard Philippe s’inscrit dans un contexte où plusieurs ministres actuels du gouvernement rejoignent l’ancien Premier ministre. Ce mouvement pourrait être interprété comme une tentative de consolider une force politique en vue de 2027, offrant une continuité de l’ère Macron. Darmanin réunira ses proches le 30 août à Tourcoing pour officialiser cette nouvelle orientation stratégique.







