
Le Stade Toulousain a une nouvelle fois marqué l’histoire en remportant son quatrième titre national d’affilée face à Montpellier (28-20) au Stade de France. Une performance jugée « insubmersible » et « indétrônable » par la presse hexagonale, saluant l’hégémonie de l’équipe d’Antoine Dupont. L’Équipe et Sud Ouest s’accordent à dire que Toulouse est « dans la quatrième dimension », tandis que Midi Olympique souligne : « On se raconte des histoires pendant dix mois […] Puis arrive juin. Le soleil cogne, les tribunes s’agrandissent, les rêves des autres se fracassent et le Stade toulousain ramasse le Brennus ». Une domination qui suscite l’admiration, même si certains, comme Sud Ouest, expriment une « forme de lassitude » face à cette suprématie.
Malgré une saison parfois chaotique, notamment marquée par une élimination en Champions Cup et des sanctions liées au salary cap, les hommes d’Ugo Mola ont su faire preuve d’un réalisme « chirurgical » et « clinique » lors de cette finale. La « fusée » Peato Mauvaka, crédité d’un 9 dans nos colonnes et auteur d’un doublé, a été le grand artisan de la première mi-temps toulousaine, symbolisant l’ultra-réalisme du Stade. Antoine Dupont, bien que moins en vue que la semaine précédente, a également été décisif. La défense toulousaine, emmenée par le capitaine Jack Willis, a ensuite mis en place un « rideau de fer » pour repousser les assauts montpelliérains.
Face à ce Toulouse de phase finale, Montpellier a offert une résistance admirable, dépassant les attentes. « Montpellier est un monstre qui ne veut pas mourir », a rappelé Le Parisien, saluant la pugnacité du MHR qui a réussi à revenir à huit points. Malgré la défaite, Midi Libre évoque un mélange de « frustration et de fierté », soulignant que les Montpelliérains ont « gagné le respect de leurs pairs ». Midi Olympique a conclu que Montpellier s’est « battu avec ses armes », mais est tombé sur un Toulouse qui excelle dans ce genre d’événement. Avec un effectif jeune et talentueux, le Stade Toulousain vise désormais un cinquième titre inédit, confirmant son statut d’acteur majeur du rugby français, comme le souligne Le Parisien : « Toulouse est trop important pour le rugby tricolore ».






