
Un lycée de l’État de New York a récemment fait l’acquisition d’un robot humanoïde doté d’une IA, baptisé « Sally », pour accompagner ses élèves en technologie et informatique. Cette initiative, qui a coûté 60 000 dollars, suscite toutefois la controverse. Le fabricant de ce robot possède en effet une filiale spécialisée dans la production de poupées sexuelles, ce qui alimente un débat houleux sur l’éthique et la perception de cette nouvelle forme d’enseignement.
Installée à Salamanca, une petite ville située dans une réserve indienne près des chutes du Niagara, « Sally » est présentée comme une experte en informatique capable de répondre aux questions des élèves sur des sujets complexes comme la programmation de cartes Arduino. Elle connaît également l’histoire des Indiens Sénécas, une connaissance pertinente puisque ces derniers représentent un tiers des élèves du district scolaire. Le directeur Mark Beehler vante ses capacités, affirmant que le robot est une ressource précieuse pour les étudiants en difficulté.
Malgré les avantages potentiels, l’arrivée de « Sally » soulève des questions profondes. Certains internautes ont réagi avec ironie, tandis que d’autres s’interrogent sur la déshumanisation du métier d’enseignant. Le fait que le robot ne soit ni syndiqué, ni demandeur d’augmentation salariale, ni sujet aux vacances ou aux heures supplémentaires, met en lumière une vision utilitariste de l’éducation. Cette polémique met en lumière les défis éthiques et sociétaux posés par l’intégration croissante de l’intelligence artificielle dans les institutions éducatives.






