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Bruno Retailleau a lancé sa campagne pour 2027, cherchant à s'imposer à droite. Les sondages le placent derrière Bardella et Philippe, mais il mise sur les thèmes de sécurité et immigration pour créer la surprise.

Bruno Retailleau, président des Républicains, a officiellement lancé sa campagne présidentielle avec un grand meeting au Parc floral de Paris le 20 juin. Son objectif est de s’imposer comme le candidat légitime de la droite, dans un paysage politique complexe marqué par la présence d’un centre dynamique et d’un Rassemblement national très présent.

Le parcours de Bruno Retailleau est semé d’embûches. Au sein même de son parti, affaibli par des divisions, il a dû surmonter des obstacles internes. La concurrence externe est également féroce : Édouard Philippe et Gabriel Attal tentent de séduire l’électorat modéré, tandis que le Rassemblement national, mené par Jordan Bardella, a déjà rallié une partie des Républicains sous la bannière de l’UDR avec Éric Ciotti.

Les sondages actuels ne placent pas Bruno Retailleau en position de favori pour le second tour. Les enquêtes d’intentions de vote le situent généralement autour de 9 % à 10 %, loin derrière des figures comme Jordan Bardella (autour de 29 % à 36 %) et Édouard Philippe (entre 16 % et 18 %). Un sondage Odoxa-Backbone pour Le Figaro a toutefois montré qu’il domine Édouard Philippe et Gabriel Attal sur les thèmes de la sécurité et de l’immigration, mais qu’il rencontre des difficultés sur le pouvoir d’achat et la fiscalité. Malgré ces chiffres, 90 % des sympathisants LR souhaitent le voir concourir à la présidentielle.

Bruno Retailleau tente d’incarner une « rupture » avec le macronisme, cherchant à séduire un électorat de droite qui rejette à la fois la continuité de l’actuelle majorité et l’offre du Rassemblement national. Cependant, cette stratégie le met en concurrence directe avec Édouard Philippe sur la crédibilité gouvernementale et avec Jordan Bardella sur l’idée de rupture. Pour l’instant, son défi majeur est de transformer un score de second rôle en une dynamique de campagne capable de mobiliser au-delà de son noyau dur.