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Suite au récent piratage du fisc, des voix s'élèvent pour réclamer la suspension de la facturation électronique obligatoire au 1er septembre. David Lisnard et Sarah Knafo dénoncent les failles de sécurité de l'État, tandis que la DGFiP assure être prête malgré les inquiétudes. La réforme concerne des millions d'entreprises.

Face à la récente cyberattaque massive ayant ciblé la Direction générale des finances publiques (DGFiP), plusieurs personnalités politiques, dont le maire de Cannes David Lisnard et l’eurodéputée Sarah Knafo, réclament la suspension de la facturation électronique, dont l’entrée en vigueur est prévue le 1er septembre. Cette réforme, qui impose à dix millions d’entreprises assujetties à la TVA d’être prêtes à recevoir des factures électroniques, suscite des inquiétudes croissantes quant à la sécurité des données.

David Lisnard, candidat à la présidentielle 2027, a déclaré sur X (anciennement Twitter) que « l’État n’est pas fiable » et ne peut « assumer les devoirs pour lui qui découlent des obligations qu’il impose aux autres, en l’occurrence aux entreprises. » Il estime que la facturation électronique offrira à l’État une vision complète des carnets de commandes, des marges et des dépendances des entreprises, des données qu’il juge « sensibles » et pour lesquelles aucun système actuel n’a prouvé un niveau de sécurité suffisant.

De son côté, Sarah Knafo (Reconquête) a interpellé le Premier ministre Sébastien Lecornu, l’appelant à « suspendre immédiatement l’obligation de la facturation électronique et (ses) travaux sur la vérification d’identité sur internet ». Elle critique un État « incapable de protéger nos données » et non légitime pour « centraliser encore davantage nos informations ».

La DGFiP, par la voix de sa directrice générale Amélie Verdier, a tenté de rassurer en affirmant que le piratage n’avait « aucun lien technique » avec la réforme de la facturation électronique. Elle assure que les plateformes agréées ont toutes été soumises à des audits de sécurité rigoureux et que le fisc est « techniquement prêt ». Cependant, elle a reconnu que le « risque zéro » n’existait pas.

La facturation électronique, obligatoire dès le 1er septembre 2026 pour la réception par toutes les entreprises, et pour l’émission par les grandes entreprises et les ETI, représente une transformation majeure. Les PME et micro-entreprises devront s’y conformer pour l’émission en 2027. Les entreprises devront utiliser des plateformes agréées pour émettre et recevoir leurs factures, ainsi que pour transmettre les informations à l’administration fiscale.