
La situation au Moyen-Orient reste tendue, alors que Donald Trump a fermement averti que « l’enfer se déchaînera sur l’Iran s’il tente de se doter de l’arme nucléaire ». Cette déclaration intervient malgré un protocole d’accord récent entre les États-Unis et l’Iran, visant à mettre fin à plus de trois mois de conflit intense. Les discussions en vue d’un accord final devraient débuter ce vendredi, selon le chef de la diplomatie iranienne.
Le président américain, actuellement au G7, a également précisé qu’il n’y avait « aucune obligation » pour Washington d’investir en Iran. Du côté iranien, Mohammad Bagher Ghalibaf, chef de l’équipe de négociation, assistera à la cérémonie de signature du protocole d’accord avec Washington. Celle-ci devrait avoir lieu en Suisse ce vendredi, bien que le lieu exact reste à déterminer.
La diplomatie iranienne, par la voix d’Abbas Araghchi, a souligné que la fin de la guerre au Liban était la « question la plus importante » de cet accord. Elle concerne l’arrêt immédiat et permanent des hostilités sur tous les fronts, y compris au Liban. Cependant, des affrontements ont été rapportés dans le sud du Liban, où le Hezbollah pro-iranien a affirmé avoir repoussé une force israélienne.
Par ailleurs, le détroit d’Ormuz, voie maritime stratégique, devrait être « complètement ouvert » ce vendredi, selon Donald Trump. Les navires, notamment les pétroliers, ont commencé à transiter. L’Allemagne, quant à elle, a posé des conditions à sa participation à une éventuelle mission de sécurisation du détroit, insistant sur une opération « souhaitée, pacifique » et « sans combats ».
Le contenu détaillé de l’accord-cadre reste confidentiel, mais il comporterait 14 clauses, incluant la levée du blocus naval et l’engagement américain à retirer ses forces. L’Iran, de son côté, s’engagerait à ne pas produire la bombe atomique. Malgré un affaiblissement certain, l’Iran semble tirer bénéfice de cet accord, ayant réussi à imposer la plupart de ses conditions pour l’arrêt de la guerre.






