Marie-Claire-Carrere-Gee-portrait
La sénatrice LR Marie-Claire Carrère-Gée appelle la droite à revenir à son "ADN gaulliste social" pour la présidentielle 2027, face aux extrêmes et à la concurrence interne. Elle soutient Bruno Retailleau et insiste sur les valeurs de justice sociale et d'autorité.

La sénatrice LR de Paris, Marie-Claire Carrère-Gée, lance un appel à la droite pour qu’elle recentre sa campagne présidentielle de 2027 sur son « ADN gaulliste social ». Ancienne ministre de Michel Barnier et soutien de Bruno Retailleau, elle estime que cette approche est cruciale face aux défis actuels et à la montée des extrêmes.

Pour Marie-Claire Carrère-Gée, la campagne politique actuelle manque de substance et n’engage pas suffisamment les Français, préoccupés par d’autres enjeux que les tactiques partisanes. Elle souligne la « sourde menace » que représentent les extrêmes, de Marine Le Pen à Jean-Luc Mélenchon. Au sein de la droite et du centre, l’inquiétude grandit également face à la rivalité des trois candidatures actuelles : Bruno Retailleau, Édouard Philippe et Gabriel Attal, craignant qu’elle ne reproduise les erreurs des primaires passées.

La sénatrice met en avant son parcours, ayant été secrétaire générale adjointe de l’Élysée sous Jacques Chirac et conseillère sociale. Elle a également représenté la France au G20 sur les questions sociales et d’emploi, œuvrant pour que le G20 agisse au-delà des aspects économiques et financiers. Elle insiste sur les valeurs d’autorité, de travail, de justice sociale et de promotion sociale, des principes qu’elle considère comme fondamentaux pour le gaullisme social.

Dans un contexte de « triple effondrement » (non spécifié dans l’article mais évoquant un déclin global), Marie-Claire Carrère-Gée exhorte la droite à réagir, non seulement face aux extrêmes, mais aussi à la gauche et à la perspective d’un retour de François Hollande. Elle suggère que seule une campagne axée sur un projet social fort et fidèle aux valeurs gaullistes permettra à la droite de retrouver une légitimité et de répondre aux attentes des Français. Bruno Retailleau, qu’elle soutient, s’est lui-même positionné comme gaulliste, estimant que le macronisme prendrait fin avec le mandat d’Emmanuel Macron en 2027.