
Le célèbre chef cuisinier Jean Imbert, ancien lauréat de Top Chef, est actuellement présenté à un juge en vue d’une potentielle mise en examen. Cette démarche intervient après 36 heures de garde à vue, durant lesquelles il a été interrogé sur des accusations de violences conjugales. Le parquet de Paris a ouvert une information judiciaire ciblant des « violences habituelles ayant entraîné une incapacité de travail supérieure à 8 jours, par conjoint ou concubin, au préjudice de deux victimes », pour des faits qui se seraient déroulés entre décembre 2023 et novembre 2024.
L’affaire, qui a débuté par une enquête préliminaire à l’été 2025, a pris de l’ampleur avec les témoignages de plusieurs anciennes compagnes. Parmi elles, Alexandra Rosenfeld, Miss France 2006, a notamment rapporté un nez fracturé lors d’un tournage télévisé et des « rabaissements quotidiens ». Elle a évoqué des remarques désobligeantes sur son milieu social et ses amis, ainsi que des insultes concernant son apparence.
Une autre plaignante, l’ancienne actrice Lila Salet, a déposé plainte en août 2025 pour des violences habituelles datant de 2012 et 2013, ayant provoqué un retentissement psychologique estimé à 30 jours. Plus récemment, Kelly Santos, une troisième compagne, a décrit au magazine ELLE des « morsures violentes » et des injures récurrentes, citant par exemple : « Il me disait que mon rouge à lèvres rouge était un truc de pute ». Elle a également affirmé que « tout chez [elle] était dérangeant » aux yeux du chef.
Selon les informations du parquet de Paris, après la première plainte d’août 2025, « cinq autres anciennes compagnes ont été entendues », chacune ayant dénoncé des violences de diverses natures. Les retentissements psychologiques ont été estimés entre 25 et 30 jours pour plusieurs d’entre elles. Le ministère public a également détaillé des éléments de contrôle coercitif, tels que le contrôle des fréquentations, des sorties et de l’apparence. Des proches des victimes ont confirmé l’existence de traces physiques, de comportements humiliants et même d’enfermement.
Le parquet a précisé que les faits reprochés avant 2023 sont prescrits, expliquant ainsi que l’information judiciaire se concentre sur les événements postérieurs. Les avocates de Jean Imbert, Mes Jacqueline Laffont et Julie Benedetti, ont affirmé que leur client s’est présenté à son audition avec de « nombreux documents » et « éléments matériels solides » pour étayer sa version des faits.






