
Un homme identifié comme Erfan Kiani a été pendu en Iran après avoir été reconnu coupable de collaboration avec les services secrets israéliens, le Mossad, lors des manifestations de janvier dans le pays. La condamnation a été confirmée par la Cour suprême iranienne, selon le site Mizan Online du pouvoir judiciaire. Les autorités judiciaires ont décrit Kiani comme l’un des « principaux protagonistes » d’une « mission confiée par le Mossad » durant les troubles qui ont secoué la province d’Ispahan.
Erfan Kiani était poursuivi pour plusieurs chefs d’accusation, incluant la « destruction de biens publics et privés, incendie criminel, possession et utilisation de cocktails Molotov, port d’arme blanche (machette), blocage de voies de circulation, agression contre des agents et diffusion de la peur parmi les citoyens ».
Cette exécution porte à neuf le nombre de personnes exécutées en Iran depuis le 19 mars pour des faits liés aux manifestations de janvier. Ces protestations, initialement pacifiques, ont été qualifiées d’« émeutes fomentées par l’étranger » par les autorités iraniennes. Le pouvoir a reconnu la mort de plus de 3 000 personnes durant ces événements, attribuant les violences à des « actes terroristes orchestrés par les États-Unis et Israël ».
Selon plusieurs organisations non gouvernementales, dont Amnesty International et Iran Human Rights, l’Iran est le deuxième pays au monde qui recourt le plus à la peine capitale, après la Chine. Les exécutions se sont multipliées dans le pays depuis le début de la guerre déclenchée par une attaque américano-israélienne le 28 février, et le nombre d’exécutions en 2024 a atteint un pic en plus de vingt ans.






