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L'Iran a exécuté Ghaem Hosseini, un ressortissant étranger, pour son rôle présumé dans les manifestations antigouvernementales de janvier, soulevant de vives condamnations internationales.

La justice iranienne a procédé à l’exécution d’un ressortissant étranger, identifié comme Ghaem Hosseini, pour sa participation présumée aux vastes manifestations antigouvernementales qui ont secoué le pays en janvier dernier. Selon l’agence Mizan, l’organe du pouvoir judiciaire, M. Hosseini a été pendu après que son dossier a été réexaminé et sa condamnation confirmée par la Cour suprême. Il était accusé d’avoir été impliqué dans un incident ayant entraîné la mort de quatre policiers dans le centre d’Ispahan. Il est la quatrième personne exécutée dans cette même affaire depuis juillet. Certaines sources indiquent qu’il pourrait être de nationalité afghane, étant le cousin d’un autre ressortissant afghan exécuté précédemment dans le cadre de la même affaire.

Les exécutions se sont multipliées en Iran depuis le début d’un conflit déclenché le 28 février par des frappes israélo-américaines. Une grande partie des personnes exécutées l’ont été pour leur implication dans les manifestations. Fin décembre, un mouvement de contestation initialement axé sur la vie chère s’est rapidement transformé en d’importantes manifestations antigouvernementales, atteignant leur apogée les 8 et 9 janvier. Le pouvoir a rapporté plus de 3 000 morts, attribuant les violences à des « actes terroristes » orchestrés par les États-Unis et Israël. Cependant, des ONG basées à l’étranger ont fait état d’une répression ayant causé des milliers de décès.

Le 12 août, l’Union européenne et une trentaine de pays ont fermement condamné les exécutions judiciaires de manifestants en Iran. En réponse, le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, a dénoncé sur X « l’hypocrisie » de ces nations, les accusant de soutenir le « génocide israélien à Gaza ». L’ONU s’est également dite « alarmée » par l’augmentation des exécutions en Iran, avec au moins 56 personnes mises à mort pour des raisons de sécurité nationale depuis les premières pendaisons liées aux manifestations du début de l’année, et estime que « plus de cent autres personnes » risquent le même sort.

Selon des ONG comme Amnesty International, l’Iran est le pays qui a le plus recours à la peine capitale après la Chine. En 2025, les autorités iraniennes ont exécuté au moins 1 639 personnes, un triste record depuis 1989, d’après les données d’Iran Human Rights et d’Ensemble contre la peine de mort (ECPM).