MV-Hondius-ship
Le MV Hondius, touché par l'hantavirus, arrive aux Canaries. L'OMS coordonne l'évacuation de 150 personnes, avec des vols de rapatriement vers la France et d'autres pays. Le risque de propagation est jugé faible malgré la létalité du virus.

Le navire de croisière MV Hondius, touché par l’hantavirus, est attendu dimanche aux Canaries. Le directeur général de l’OMS, Tedros Adhanom Ghebreyesus, est arrivé en Espagne pour coordonner l’évacuation des près de 150 passagers et membres d’équipage. Cette opération inédite vise à gérer une crise sanitaire qui a déjà fait trois morts et causé six cas confirmés d’hantavirus sur les huit signalés.

La souche détectée est celle des Andes, connue pour sa transmissibilité interhumaine, bien que rare, et sa létalité élevée, proche de 40 %. Les passagers doivent rester confinés dans leurs cabines tandis que des vols de rapatriement sont organisés par plusieurs pays, dont la France, l’Allemagne, la Belgique, l’Irlande, les Pays-Bas, les États-Unis et le Royaume-Uni. L’Union européenne a également dépêché des avions supplémentaires pour ses ressortissants.

Malgré l’inquiétude, l’OMS se veut rassurante : le risque de propagation de l’hantavirus à la population mondiale est « absolument faible ». Le virus, bien que dangereux pour les personnes infectées, ne se transmet pas facilement. Des mesures strictes sont mises en place pour assurer un débarquement sécurisé et éviter toute propagation. Le corps de la personne décédée à bord et les bagages ne seront pas débarqués aux Canaries, le navire poursuivra sa route vers les Pays-Bas après l’évacuation des passagers.

En parallèle, l’apparition de l’hantavirus a ravivé les théories conspirationnistes, comparant la situation à la pandémie de Covid-19. Cependant, les autorités sanitaires insistent sur les différences fondamentales entre les deux virus, notamment en termes de mode de transmission et de risque pour la santé publique. Des efforts sont faits pour contrer la désinformation et rassurer la population.