
Le navire de croisière MV Hondius a accosté à Tenerife, et ses 147 passagers et membres d’équipage, issus de 23 nationalités différentes, ont débarqué. Cependant, leur confinement post-hantavirus varie considérablement selon leur pays d’origine, allant de quelques jours à plusieurs semaines. Cette situation révèle une disparité dans l’application des recommandations de l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS), qui préconise une «surveillance active et un suivi de tous les passagers et membres d’équipage pendant une période de 42 jours», correspondant à la durée maximale d’incubation du virus des Andes.
En France, les cinq passagers français seront testés à l’Institut Pasteur. Les cas symptomatiques seront hospitalisés, tandis que les asymptomatiques observeront un isolement à domicile strict de 45 jours, sous la surveillance de structures de santé référentes. Au Royaume-Uni, la vingtaine de Britanniques sera évacuée vers l’hôpital d’Arrowe Park, avec un isolement total fixé à 45 jours, potentiellement à domicile après un dépistage initial. Les 17 passagers américains seront rapatriés vers les États-Unis et centralisés au centre national de quarantaine de l’Université du Nebraska.
En Espagne, les passagers non espagnols sont rapatriés sans quarantaine, tandis que les 14 Espagnols seront isolés à l’hôpital militaire Gómez Ulla de Madrid, avec une réévaluation hebdomadaire de leur état. Un arrêté ministériel rend ce confinement obligatoire en Espagne. La Suisse a un homme hospitalisé à Zurich, positif à l’hantavirus, et sa femme s’auto-isole. Le traçage des contacts est renforcé. Les Pays-Bas imposent une quarantaine à domicile de six semaines, et la Belgique a transféré ses deux passagers à l’hôpital universitaire d’Anvers. Les mesures concernant l’équipage, majoritairement philippin, ukrainien et indien, doivent encore être précisées.






