
Le Parti Socialiste (PS) relance le débat sur la taxation des grandes successions avec son projet d’« impôt sur les grandes successions » (IGS). Cette proposition vise à lutter contre la « sécession des élites » et à financer les politiques publiques, avec un objectif de rendement cumulé de 400 milliards d’euros sur la période 2025-2040. Ce projet s’inscrit dans la perspective d’une transmission patrimoniale de grande ampleur, estimée à 9000 milliards d’euros, résultant de la disparition progressive de la génération du baby-boom.
Le PS assure que cet IGS serait « sans impact » pour 99 % des Français, ciblant principalement les patrimoines les plus importants. Cette mesure s’accompagne d’autres propositions fiscales, comme la « taxe Zucman » de 2 % sur les patrimoines de plus de 100 millions d’euros. L’objectif est de réancrer le parti à gauche et de nourrir les débats en vue de l’éélection présidentielle de 2027, notamment dans le cadre d’une potentielle alliance avec les Écologistes et le Parti communiste.
Ces propositions suscitent de vives réactions, notamment concernant leur impact sur l’économie et la transmission des entreprises. Certains critiques estiment que de telles taxations pourraient décourager l’investissement et la création de richesse, voire inciter les entreprises à délocaliser. Le débat est donc lancé sur la pertinence et les conséquences économiques et sociales d’une réforme de la fiscalité sur les successions.






