
L’Esports World Cup, événement majeur du jeu vidéo, se tiendra à Paris du 6 juillet à fin août, un changement de dernière minute. Initialement prévue à Riyad, la compétition a été délocalisée en raison de la situation géopolitique tendue au Moyen-Orient. Mohammad Al Nimer, directeur commercial de la Fondation Esports World Cup, a partagé au Figaro les défis logistiques et commerciaux liés à ce déplacement inattendu. Cette décision met en lumière les enjeux d’un événement d’une telle envergure, soutenu par le fonds souverain saoudien.
Le royaume, qui a fait de l’e-sport un pilier de sa stratégie de diversification économique, doit désormais relever le défi d’organiser en France un tournoi mondial. La compétition rassemblera les meilleures équipes internationales sur 25 jeux vidéo phares, incluant des titres populaires comme League of Legends, Valorant, Street Fighter, Overwatch, Rainbow Six, Call of Duty et Rocket League. Le déplacement à Paris représente un véritable contre-la-montre pour les organisateurs, confrontés à la nécessité de sécuriser de nouveaux sponsors et diffuseurs dans un laps de temps très court.
Mohammad Al Nimer a déjà effectué un premier séjour à Paris et s’apprête à y retourner pour la durée de l’événement. Ce changement de lieu, bien que complexe, offre également des opportunités pour l’e-sport saoudien, notamment en termes de visibilité et d’accès à un public européen passionné. La réussite de cette édition parisienne sera cruciale pour l’image et l’ambition du royaume dans le secteur dynamique du jeu vidéo compétitif.






