
Face aux incendies dévastateurs en Gironde et dans les Landes, le CHU de Bordeaux fait preuve d’une mobilisation exceptionnelle pour accueillir les patients et résidents d’Ehpad évacués. Vincent-Nicolas Delpech, directeur général du CHU, témoigne d’une situation inédite : « Des crises, dans ma vie professionnelle, j’en ai connu plusieurs. Des attentats, le Covid… Mais d’une telle ampleur, je n’ai jamais vu ça ! » L’ampleur des évacuations, estimée à 200 000 personnes, est comparée à celles de la Seconde Guerre mondiale, soulignant l’intensité de l’événement.
La gestion de cette crise humanitaire a nécessité une agilité sans précédent de la part des équipes du CHU. Dès le début des sinistres, une cellule de crise a été activée et fonctionne 24h/24. Les efforts se concentrent sur l’accueil des personnes sinistrées, le traitement des appels d’urgence au 15, et la recherche constante de lits pour les patients et résidents des établissements évacués. Cette réactivité est cruciale pour assurer la sécurité et le bien-être des populations affectées par les feux.
Le CHU de Bordeaux a ainsi ouvert ses portes à de nombreux établissements. Jeudi, dix-neuf résidents d’un foyer médicalisé de Lège-Cap-Ferret ont été transférés à l’hôpital Xavier-Arnozan. Vendredi, ce sont 80 patients de l’hôpital privé Wallerstein, situé à Arès, qui ont été répartis dans divers services hospitaliers. Le samedi a vu l’arrivée de plus de 100 résidents supplémentaires, démontrant la capacité d’adaptation et la solidarité des équipes soignantes face à cette catastrophe naturelle. Le système de santé régional est sous une pression intense mais démontre sa résilience.






