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La Chine intensifie son contrôle sur les talents et technologies de l'IA, invoquant la sécurité nationale. Le blocage de l'acquisition de Manus AI par Meta et les nouvelles réglementations visent à freiner la fuite des cerveaux et à renforcer la position de Pékin face aux États-Unis dans la course à la suprématie technologique.

La Chine renforce drastiquement ses règles concernant les investissements et les départs à l’étranger pour les professionnels de l’intelligence artificielle (IA), invoquant la sécurité nationale. Cette mesure intervient dans un contexte de forte rivalité technologique avec les États-Unis. Pékin considère désormais l’IA comme un secteur stratégique qu’il faut protéger des fuites de talents et de technologies .

L’affaire Manus AI en est un exemple frappant. Xiao Hong et Ji Yichao, cofondateurs de cette startup chinoise d’IA rachetée par Meta pour environ 2 milliards de dollars, se sont vu interdire de quitter le territoire et ont été convoqués à Pékin en mars dernier . L’acquisition a finalement été bloquée par le régime communiste, malgré le fait que Manus AI s’était relocalisée à Singapour pour s’ouvrir au marché mondial . Ce phénomène de « Singapour washing », où des entreprises chinoises s’installent dans la cité-État pour échapper aux restrictions, est désormais sous étroite surveillance .

Les nouvelles réglementations, entrées en vigueur le 1er juillet 2026, confèrent aux autorités chinoises des pouvoirs étendus pour examiner et potentiellement bloquer les investissements sortants, les transferts de technologie et l’envoi d’experts à l’étranger . Ces mesures visent à freiner ce que Pékin perçoit comme une « fuite des cerveaux » dans les domaines clés de l’IA et des semi-conducteurs, essentiels à son développement économique et stratégique .

Cette approche, qualifiée de « mur » autour de ses startups IA, illustre la volonté de la Chine de privilégier la sécurité nationale et la compétition avec Washington, même au détriment de la croissance économique . Tandis que les États-Unis accusent la Chine de vol d’IA à l’échelle industrielle via des techniques de « distillation », la Chine dément ces allégations, qualifiant ces accusations de « pure calomnie » . La bataille pour la suprématie en IA entre les deux puissances mondiales continue de s’intensifier .