
La France est actuellement sous l’emprise d’une vague de chaleur intense, avec 72 départements placés en vigilance orange canicule. Météo-France prévoit que cette situation de forte chaleur devrait persister au moins jusqu’au 14 juillet, avant une possible accalmie progressive. Cette canicule est la troisième que connaît le pays depuis mai, et ses conséquences sont multiples et préoccupantes.
Outre les températures élevées atteignant parfois 41°C, notamment près des côtes du Languedoc-Roussillon, cette vague de chaleur a un impact direct sur la qualité de l’air. Selon un rapport de l’ONG Global Witness, près des deux tiers des habitants de l’Union européenne, soit environ 300 millions de personnes, ont respiré des niveaux dangereux d’ozone durant la canicule de juin. En France, le Haut Conseil pour le climat (HCC) alerte sur l’insuffisance des politiques d’adaptation, soulignant que le pays n’est «pas prêt» face aux conséquences «dangereuses» du changement climatique et qu’il est «impératif» de «changer d’échelle» dans l’ampleur et la vitesse des actions d’adaptation.
Les incendies de forêt sont une autre conséquence dévastatrice de cette période de sécheresse et de fortes chaleurs. Au cours des huit premiers jours de juillet, près de 7800 hectares ont déjà brûlé en France, un chiffre bien supérieur à celui de l’année précédente. Des feux importants ont touché les Pyrénées-Orientales, la Drôme, l’Indre, et le Cher, où un site industriel d’armement classé Seveso a même été menacé. Le ministre de l’Intérieur, Laurent Nuñez, a recensé plus de 325 départs de feu hier et a appelé à la mobilisation des sapeurs-pompiers volontaires.
Les impacts se font également sentir sur les infrastructures et la santé publique. Un réacteur de la centrale nucléaire de Golfech a été arrêté en raison de la température élevée de la Garonne. L’Association des médecins urgentistes de France (Amuf) a quant à elle demandé l’annulation des compétitions sportives exigeantes en extérieur pour prévenir les drames évitables, rappelant les décès enregistrés en Belgique lors de la canicule de fin juin (plus de 1700 décès supplémentaires).






