
Face aux défis croissants posés par la sécheresse et les canicules répétées, Gabriel Attal, secrétaire général de Renaissance et ex-Premier ministre, a dévoilé un plan «massif» pour la gestion de l’eau s’il est élu à l’Élysée. Il a souligné que l’été 2026 a mis en lumière l’«enjeu existentiel» de la maîtrise de l’eau, un sujet qu’il refuse de laisser aux partis de gauche et d’extrême gauche, préférant en faire un «outil de progrès et d’écologie».
Parmi les mesures phares, Gabriel Attal propose de «lancer la plus grande chasse au gâchis jamais menée». Il met en avant le fait qu’un litre d’eau sur cinq est perdu à cause des fuites dans les réseaux de distribution. Pour y remédier, il souhaite réorienter les crédits vers les réseaux les moins performants et offrir un «plan de financement clé en main» aux 500 communes ou intercommunalités les plus touchées. L’objectif ambitieux est de récupérer l’équivalent de «1 000 milliards de litres d’eau» d’ici 2035.
S’inspirant du modèle espagnol, il entend «faire sauter certains freins administratifs» en France pour faciliter la réutilisation des eaux usées, rendant leur autorisation «automatique si les standards globaux sont respectés». Cette mesure serait mise en œuvre par un futur ministère dédié à la gestion de l’eau, travaillant en étroite collaboration avec les élus locaux.
Concernant l’aspect financier, Gabriel Attal prévoit un «bouclier tarifaire» pour «garantir un tarif bas et fixe pour les premiers litres essentiels en fonction de la taille du foyer», destiné aux classes moyennes et populaires. Enfin, il souhaite durcir la réponse judiciaire en cas de violation des arrêtés sécheresse, proposant de doubler l’amende associée à «3 000 euros pour un particulier et 15 000 pour une entreprise». Ce plan vise à marquer une différence avec d’autres partis politiques sur un sujet crucial pour l’avenir du pays.








