French-agriculture-crisis
Arnaud Rousseau, président de la FNSEA, alerte sur la situation critique de l'agriculture française. La loi d'urgence agricole doit être adoptée fin juillet pour sauver la "ferme France".

Arnaud Rousseau, président de la FNSEA, a récemment alerté sur la situation critique de l’agriculture française, déclarant que son « pronostic vital est engagé ». Cette déclaration intervient à l’approche de l’examen de la loi d’urgence agricole par une commission mixte paritaire, prévue pour le 16 juillet. L’objectif est une adoption rapide du texte avant la fin du mois, jugée essentielle pour l’avenir des agriculteurs français.

Le patron de la FNSEA a exprimé sa confiance quant à l’adoption de cette loi, soulignant les améliorations apportées par les sénateurs. Parmi ces avancées, la construction de réserves d’eau et l’utilisation dérogatoire de deux insecticides, l’acétamipride et le flupyradifurone, figurent en bonne place. Ces produits, bien qu’autorisés en Europe, sont actuellement interdits en France. Cependant, ils sont considérés comme des solutions indispensables pour protéger des cultures stratégiques telles que la betterave sucrière, les cerises, les pommes et les noisettes contre les ravageurs.

Arnaud Rousseau a affirmé la disposition de la FNSEA à faire des concessions sur certains aspects de la loi, à condition que tous les articles principaux soient maintenus dans la version finale du texte. Pour lui, la commission du 16 juillet doit impérativement aboutir à un accord conclusif pour permettre une promulgation de la loi fin juillet, conformément aux engagements pris. L’enjeu est de taille pour la ferme France, qui fait face à de nombreux défis économiques et environnementaux.

Cette loi d’urgence agricole est perçue comme un instrument clé pour apporter des réponses concrètes aux préoccupations des exploitants, notamment en matière de régulation et de soutien aux filières. La rapidité de son adoption est cruciale pour offrir aux agriculteurs la stabilité et les outils nécessaires pour assurer la pérennité de leurs activités et maintenir la compétitivité de l’agriculture française sur le marché européen et mondial.