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Le compagnon d'Agnès Lassalle, professeure poignardée à mort, témoigne avant le procès de l'élève accusé. Il alerte sur l'ultraviolence à l'école et espère une reconnaissance de l'acte odieux pour tourner la page.

À la veille du procès de l’élève accusé d’avoir assassiné Agnès Lassalle, sa professeure poignardée à mort à Saint-Jean-de-Luz, son compagnon, Stéphane Voirin, prend la parole. Il alerte sur l’ultraviolence à l’école, un problème selon lui qui « nous concerne tous ».

Trois ans après le drame qui a coûté la vie à sa compagne, Stéphane Voirin se dit « serein et impatient » à l’approche du procès devant la cour d’assises des mineurs de Pau. Il exprime sa confiance en la justice et son désir de voir « une reconnaissance de l’acte odieux » pour pouvoir enfin « passer à autre chose ».

Il insiste sur le fait que la principale victime est Agnès Lassalle, une « professeure des écoles qui faisait excellemment son boulot ». Pour lui, ce procès est un « exutoire », une opportunité de « dire les choses » et de tenter de vivre, comme il l’avait promis à sa compagne. Il confie que la danse, qu’il continue de pratiquer, est un moyen de maintenir vivante la philosophie de vie qu’ils partageaient.

Stéphane Voirin a également tenu bon grâce aux nombreux messages de soutien reçus après le drame, de la part d’anonymes et d’artistes. Il souligne l’importance de ces témoignages qui lui ont apporté « bienfait » et « force », lui permettant de garder foi en la « bonté humaine ».

Indigné par la répétition des actes de violence en milieu scolaire, il regrette que le procès se tienne à huis clos. Selon lui, une médiatisation aurait eu des « vertus pédagogiques importantes » pour informer et aider à comprendre ce phénomène croissant. Le verdict est attendu d’ici vendredi.