
Les États-Unis ont annoncé le samedi 17 janvier avoir éliminé Bilal Hasan Al-Jasim, un haut responsable affilié à Al-Qaida, lors d’une frappe aérienne menée la veille dans le nord-ouest de la Syrie. Cette opération fait suite à une attaque en décembre 2025, qui a coûté la vie à trois Américains dans la région de Palmyre.
Le CentCom, commandement central militaire américain pour le Moyen-Orient, a précisé dans un communiqué diffusé sur X que Bilal Hasan Al-Jasim entretenait des liens directs avec un terroriste de l’État islamique (EI), jugé responsable de l’attaque. Selon le CentCom, Al-Jasim était un «chef terroriste expérimenté qui planifiait des attentats et était directement lié au tireur de l’EI qui a tué et blessé des Américains et des Syriens» en décembre.
Cette intervention militaire américaine survient une semaine après des frappes «à grande échelle» menées par les États-Unis et leurs alliés contre l’EI en Syrie. Ces précédentes opérations répondaient également à l’attaque du 13 décembre près de Palmyre, qui avait entraîné la mort de deux militaires et d’un traducteur. Il s’agissait de la première attaque de cette envergure depuis la chute de Bachar Al-Assad en décembre 2024.
Par ailleurs, des frappes conjointes franco-britanniques ont eu lieu début janvier. Fin décembre, les États-Unis avaient déjà ciblé des «bastions» de l’EI avec l’appui de la Jordanie. Ces actions visent à contrecarrer la résurgence de Daech, l’acronyme arabe de l’EI, comme l’avait souligné Paris.
L’État islamique, qui avait contrôlé de vastes territoires syriens, y compris Palmyre, après le début du conflit en 2011, a été vaincu par la coalition internationale en 2019. Malgré cette défaite, les combattants de l’EI continuent de mener des attaques sporadiques depuis le vaste désert syrien où ils se sont repliés.
Avec le retour au pouvoir de Donald Trump, connu pour son scepticisme quant à la présence militaire américaine à l’étranger, la question du maintien des troupes en Syrie est redevenue centrale. En avril, le Pentagone avait annoncé une réduction de moitié de l’effectif américain en Syrie, dont le nombre exact n’est pas officiellement divulgué.








