
Gabriel Attal, ancien Premier ministre et candidat à la présidentielle de 2027, a récemment exposé à Aulnay-sous-Bois son projet de réforme des retraites. Sa vision s’éloigne du système actuel en proposant la suppression de l’âge légal de départ, au profit d’une approche centrée sur la durée de cotisation. L’objectif est de donner plus de liberté aux Français quant à leur fin de carrière.
Le système envisagé par Gabriel Attal et le parti Renaissance serait un modèle hybride, intégrant une part de capitalisation. L’idée est d’encourager les actifs à épargner via des dispositifs comme le Plan d’Épargne Retraite (PER) ou l’assurance vie, afin de compléter leur pension et de contribuer au financement de l’innovation nationale.
Dans ce nouveau cadre, les travailleurs pourraient choisir de partir plus tôt avec une décote, ou de travailler plus longtemps pour bénéficier d’une surcote, grâce à des mécanismes de flexibilité. Cette proposition vise à remplacer le principe d’un âge fixe par la seule durée de cotisation.
Cependant, cette réforme pourrait avoir des impacts contrastés. Si elle pourrait bénéficier aux carrières longues, permettant un départ anticipé, elle soulève des interrogations pour les carrières hachées ou les personnes aux revenus modestes, qui pourraient avoir plus de difficultés à constituer une épargne significative via la capitalisation.
Gabriel Attal souhaite ainsi rompre avec le système actuel, qu’il juge générateur de déficits et de défiance, pour instaurer un modèle qu’il estime plus universel, libre et productif.







