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Une étude de la Fondapol révèle une mutation de l'électorat RN, attirant désormais des profils plus âgés et diplômés. Le parti a franchi les 30% en 2024, marquant une progression constante depuis 2011.

Une étude récente de la Fondapol, menée par le politologue Pascal Perrineau, met en lumière une transformation significative de l’électorat du Rassemblement National (RN). Intitulée «D’un parti de protestation à un parti dominant», cette analyse détaillée explore l’évolution des soutiens au parti de Marine Le Pen durant les deux mandats d’Emmanuel Macron (2017-2027).

Historiquement, le Front National (FN) de Jean-Marie Le Pen a connu des hauts et des bas, avec des scores notables comme 10,95% aux européennes de 1984 et l’accès au second tour de la présidentielle de 2002 avec 16,9%. Cependant, l’arrivée de Marine Le Pen en 2011 a marqué le début d’une ère de croissance constante pour le parti. Les résultats électoraux successifs en témoignent : 17,9% en 2012, 21,3% en 2017, et 23,2% en 2022.

Le point culminant de cette progression a été atteint en 2024, avec un dépassement symbolique des 30% des voix. Le RN a recueilli 31,4% aux élections européennes, puis 33,2% (RN et UDR) au premier tour des élections législatives anticipées. Cette dynamique montre une forte implantation du parti, même dans des scrutins locaux où il avait auparavant moins d’influence.

L’étude de Perrineau révèle que cette montée en puissance est alimentée par un nouvel électorat, composé notamment de personnes plus âgées et plus diplômées, traditionnellement associées à la droite. Ce phénomène, qualifié de «rupture» par certains, remet en question les schémas électoraux classiques et souligne une redéfinition des lignes politiques en France.