
Six membres présumés du groupe anarchiste grec Rouvikonas sont activement recherchés par la police hellénique. Ils sont soupçonnés d’avoir organisé, fin juin, une « patrouille antisioniste » à Thessalonique, la deuxième ville de Grèce. L’objectif de cette action était d’exprimer leur opposition aux investissements israéliens et leur soutien au peuple palestinien.
Selon un communiqué de la police locale, six individus – cinq hommes et une femme âgés de 32 à 46 ans – ont été identifiés. Une procédure pénale a été lancée à leur encontre pour des « délits à caractère raciste ». Rouvikonas, fondé à Athènes vers 2013-2014 dans le contexte de la crise économique grecque, est un collectif anarchiste connu pour ses actions directes et militantes.
Dans la nuit du 27 juin, les membres de Rouvikonas avaient diffusé des vidéos et des photos de leur « patrouille antisioniste » sur les réseaux sociaux. Ils y expliquaient que des « fonds israéliens achètent massivement des plages, des quartiers et des villages » en Grèce, transformant les habitants en « migrants sur leur propre terre ». Le parquet de Thessalonique a immédiatement ouvert une enquête préliminaire suite à ces événements.
Le Conseil central israélite de Grèce a fermement condamné cette action, dénonçant un « nouveau climat de judéophobie » qui menace « non seulement les Juifs grecs mais aussi la prospérité de l’ensemble des citoyens ». Historiquement, la Grèce a entretenu de bonnes relations avec les pays arabes, mais depuis 2010, elle a considérablement renforcé sa coopération avec Israël, notamment dans les domaines de la sécurité et de la défense. Le groupe Rouvikonas, principalement basé dans le quartier d’Exárcheia à Athènes, est habitué des intrusions dans les ministères et des jets de peinture, visant à dénoncer les abus de l’État et des puissances étrangères.







