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Le fisc français a été la cible d'une cyberattaque massive, entraînant le vol de données fiscales de près de 678 000 contribuables. L'exécutif est sous pression face aux inquiétudes sur la sécurité numérique de l'État.

Une cyberattaque de grande ampleur a ciblé la Direction générale des finances publiques (DGFiP), révélant la vulnérabilité des systèmes numériques de l’État. Revendiquée par un pirate se faisant appeler ZeroBytes, cette intrusion, détectée initialement fin juin 2026, a conduit au vol de données concernant près de 678 000 contribuables, incluant 350 000 particuliers et 250 000 professionnels selon les estimations de la DGFiP, ou même plus selon les revendications du cybercriminel.

Les informations dérobées sont sensibles, comprenant les noms, prénoms, adresses, numéros fiscaux, revenus fiscaux de référence, quotients familiaux et taux de prélèvement à la source pour les particuliers. Pour les professionnels, des données comme la raison sociale et le numéro SIREN sont également concernées. Le gouvernement a reconnu l’ampleur de la crise, avec le ministre de l’Action et des Comptes publics, David Amiel, présentant ses excuses aux contribuables le 18 août 2026. Une cellule interministérielle de crise a été mise en place pour coordonner la réponse et renforcer la cybersécurité.

L’attaque, rendue publique le 12 août par l’Agence nationale de la sécurité des systèmes d’information (Anssi), intervient à un moment délicat, alors que les Français reçoivent leurs avis d’imposition. Cette faille alimente les inquiétudes des oppositions, qui dénoncent l’inaction de l’État face aux risques numériques. Le syndicat Solidaires Finances publiques alerte sur une rupture de confiance des citoyens, craignant un impact sur le consentement à l’impôt et critiquant des systèmes informatiques jugés obsolètes.

La DGFiP a précisé que les pirates n’ont pas eu accès aux comptes fiscaux personnels des contribuables ni à leurs mots de passe, mais plutôt à une liste d’échanges et de fiches récapitulatives utilisées par les agents. Plusieurs intrusions ont été identifiées, dont une ciblant des données cadastrales et une autre les successions vacantes, augmentant encore l’ampleur du risque. Les usagers concernés sont désormais exposés à des risques accrus d’hameçonnage, d’usurpation d’identité et même de cambriolages ciblés pour les plus fortunés. Le gouvernement promet de nouvelles mesures pour accélérer la sécurisation des systèmes et généraliser l’authentification forte pour ses agents.