
La France fait face à des taux d’emprunt records, atteignant 4,2 %, un niveau inédit depuis 2008. Cette situation déclenche une vague de réactions et d’inquiétudes au sein de la classe politique, à l’approche de la présidentielle de 2027. Les personnalités politiques s’affrontent sur les responsabilités et les solutions à apporter.
Marine Le Pen, candidate du Rassemblement national, a vivement dénoncé sur X les « taux records » de la dette française. Selon elle, cette augmentation est le « bilan implacable de dix ans de macronisme », accusant le Président de la République et son ancien Premier ministre Édouard Philippe d’avoir fait « des chèques sans provision ». L’ancienne ministre de l’économie, Bruno Le Maire, a répliqué, attribuant la situation à l’« abandon » de la politique économique en 2024 et à l’absence de réforme des retraites en 2025, conséquence selon lui de la « menace permanente de censure de tous les partis d’opposition, dont le vôtre ».
De son côté, David Lisnard, autre candidat déclaré, a alerté sur le fait qu’en 2026, « les intérêts de la dette coûteront plus cher aux Français que le budget de l’Éducation nationale ». Son parti, Nouvelle Énergie, propose un « vrai plan d’intervention » pour « revoir totalement le modèle de l’État providence » et « gérer l’État en mode projet ». Il insiste sur la réalité de la dette et ses conséquences inévitables, en référence implicite aux propositions de Jean-Luc Mélenchon.
Jean-Luc Mélenchon a précédemment suggéré l’annulation de la dette détenue par la Banque de France, une idée qu’il estime sans conséquence. Il recommande d’ailleurs le livre d’Éric Coquerel, « Lâchez-nous la dette ! », pour comprendre comment celle-ci pourrait être une « stratégie délibérée pour détruire les acquis sociaux ». Enfin, Mathilde Panot, présidente de La France Insoumise, a fustigé « les mêmes qui nous font la morale sont ceux qui ont créé 1000 milliards de dette ». Ironisant sur le rôle de banquier d’Emmanuel Macron, elle pointe l’inaction comme responsable de l’explosion de l’inflation et estime qu’annuler une partie de la dette permettrait de « libérer la France de ce poids qui est fait ».






