
La France est actuellement confrontée à une recrudescence alarmante des cyberattaques, touchant aussi bien les services de l’État que les entreprises et les citoyens. En juillet 2026, le nombre de cyberattaques à l’échelle mondiale a atteint un pic de 2 336 par semaine par organisation, marquant une augmentation de 16 % en un an. Cette hausse est largement attribuée à l’intelligence artificielle (IA), l’automatisation et la prolifération des rançongiciels.
Les rançongiciels, en particulier, ont vu le nombre de leurs victimes bondir de 87 % en un an. L’Europe, après l’Amérique du Nord, est la région la plus ciblée. Les services aux entreprises, l’industrie manufacturière et les biens de consommation sont les secteurs les plus touchés. Les groupes de ransomware « The Gentlemen » et « Qilin » ont été les plus actifs, chacun étant responsable de 14 % des cyberattaques par rançongiciel en juillet 2026.
La France, au premier trimestre 2026, était le deuxième pays le plus touché au monde par les fuites de données. Cette situation s’explique en partie par des lacunes persistantes dans la sécurisation des applications publiques et privées. Récemment, les services de l’État ont été la cible de nombreuses intrusions. La Direction générale des Finances publiques (DGFiP) a notamment essuyé une cyberattaque d’ampleur inédite, entraînant le vol des données fiscales de 700 000 contribuables, ainsi que des données cadastrales et successorales.
En réponse à cette vague d’attaques, le gouvernement français a décrété la création d’une « nouvelle unité » d’urgence chargée d’intervenir en première ligne en cas de violation de données. Un vaste plan d’action a été annoncé, prévoyant la généralisation de la double authentification pour les comptes de la DGFiP, de nouvelles simulations de phishing et des formations enrichies en cybersécurité. Le Premier ministre a également souligné que « peu de ministères sont au niveau requis » en matière de sécurité informatique, ce qu’il juge « pas acceptable ».
Parmi les incidents récents, on compte également le piratage d’Alaxione, une entreprise de e-santé, où des données de 6,8 millions de patients et plus de 10 millions de rendez-vous auraient été compromises. Sport 2000, Klaro et Philippe Hottinguer Finance ont également été victimes de cyberattaques. L’intranet de l’Université de Technologie de Tarbes et les plateformes WiziShop, Dropizi et Evolup ont aussi été ciblés.






