
Des témoignages alarmants et des rapports de médias américains révèlent une situation critique à bord du porte-avions USS Abraham Lincoln, déployé au Moyen-Orient. Après plus de 260 jours en mer, l’équipage de près de 5000 militaires ferait face à des conditions de vie déplorables, incluant des pénuries d’eau et de nourriture, ainsi que de graves problèmes de santé mentale. Ces révélations ont poussé des élus du Congrès à exiger des explications de l’Administration Trump.
Le porte-avions, parti de San Diego le 21 novembre, a été redéployé au Moyen-Orient dans le cadre des opérations américaines contre l’Iran. L’allongement exceptionnel de la mission, qui devait initialement se terminer en mai, a eu un impact dévastateur sur le moral des troupes. Des cas de tentatives de suicide auraient été signalés, où des marins auraient tenté de se jeter par-dessus bord.
Les conditions sanitaires sont également mises en cause : douches insalubres, toilettes hors service, problèmes d’approvisionnement en eau chaude et pénuries de produits d’hygiène de base comme le savon ou le dentifrice sont monnaie courante. La nourriture serait également rationnée, avec des repas se limitant parfois à une demi-tasse de riz et deux tortillas. Le sénateur démocrate Richard Blumenthal a exprimé ses « profondes préoccupations » face à cette situation, soulignant les nombreux rapports faisant état d’une détérioration de la santé mentale de l’équipage.
Malgré les démentis du secrétaire à la Défense Pete Hegseth, qui a qualifié les rapports de « caricaturaux », la pression s’intensifie. Des familles de marins ont interpellé les responsables de la Marine, exigeant des réponses sur le retour de leurs proches. Face à l’ampleur de la crise, le remplacement de l’USS Abraham Lincoln par l’USS George Washington serait envisagé.






