
La place du Trocadéro à Paris, avec sa vue emblématique sur la Tour Eiffel, est devenue un lieu de rassemblement privilégié pour la droite française lors de ses grands meetings politiques. Pourtant, malgré des démonstrations de force impressionnantes, cette esplanade semble porter malchance aux candidats qui s’y sont produits, ne parvenant jamais à transformer ces mobilisations en victoires électorales.
Surnommée la « droite Trocadéro » par Édouard Philippe en 2019, cette expression fait référence aux meetings géants qui y ont été organisés. Nicolas Sarkozy en 2012, François Fillon en 2017, et plus récemment Éric Zemmour en 2022, ont tous choisi ce cadre majestueux pour galvaniser leurs partisans. La structure en amphithéâtre de la place et ses jardins offrent un décor spectaculaire, propice aux rassemblements de grande ampleur et à la production d’images fortes pour les médias et les militants.
Le Trocadéro, situé dans le très prisé 16e arrondissement, est historiquement cher à la droite conservatrice et aux nationalistes. Les meetings y permettent de réunir des milliers de soutiens, démontrant ainsi la capacité de mobilisation des partis. Cependant, cette foule de militants très motivés ne représente pas toujours l’ensemble de l’électorat. Les images d’une place comble donnent l’impression d’un moment historique et d’une campagne dynamique, mais ne garantissent pas un succès dans les urnes.
Que ce soit pour Nicolas Sarkozy cherchant à remobiliser son camp en 2012, ou François Fillon essayant de relancer sa campagne en 2017, ces rassemblements massifs n’ont pas suffi. La symbolique du lieu, bien que puissante, ne s’est pas traduite par des victoires électorales, laissant à la place du Trocadéro un goût doux-amer pour les candidats de droite.






