
L’association AC!! Anti-Corruption a déposé une plainte contre X auprès du Parquet national financier (PNF), dénonçant un système présumé d’«emplois fictifs» au sein de la RATP. Cette action vise des «élus parisiens et franciliens, de tout bord politique», qui auraient bénéficié de postes de complaisance. Cette plainte fait suite à une première dénonciation visant le maire LFI de Saint-Denis, Bally Bagayoko, soupçonné de détournement de fonds publics et d’emploi fictif.
La nouvelle plainte s’appuie sur un article du Canard enchaîné et cible un «système organisé et structuré d’emplois fictifs et non d’actes isolés». Selon l’association, ces élus auraient été rémunérés par la RATP pour des postes sans activité réelle, parfois sans présence, ou sans fiche de poste identifiable. L’ancien juge Éric Halphen, président d’honneur d’AC!! Anti-Corruption, souhaite que le parquet financier enquête sur ce système présumé.
En réaction à la première plainte, Bally Bagayoko a qualifié ces accusations de tentative de «discréditer politiquement» et d’«affaiblir une dynamique» qui le dépasse. Il insiste sur le fait qu’«être élu n’est pas un emploi» et qu’il ne faut pas «confondre un mandat électif avec un poste salarié». De son côté, Valérie Pécresse, présidente d’Île-de-France Mobilités, a demandé une «transparence totale sur la politique de recrutement de la RATP» afin de dissiper les soupçons. La RATP a affirmé «se tenir très sereinement à la disposition de la justice» pour fournir tous les éléments nécessaires.








