
Suite au mégafeu de Saumos qui a ravagé près de 22 000 hectares en Gironde en 2022, les maires du Porge, Martial Zaninetti, et de Lège-Cap-Ferret, Philippe de Gonneville, se sont exprimés dans un entretien croisé. Leurs communes ont été durement touchées par cet incendie hors norme et son pyrocumulonimbus.
Au Porge, 183 habitations ont été détruites, suscitant un fort sentiment d’abandon chez les résidents qui estiment que les moyens ont été détournés au profit du Cap Ferret. Marc Vermeulen, directeur du Service départemental d’incendie et de secours (Sdis 33), a fermement démenti ces accusations, assurant n’avoir subi aucune pression et que les mouvements de personnel étaient liés au soutien logistique et médical, et non à un détournement des moyens de lutte contre le feu. Un collectif d’habitants du Porge a annoncé son intention de porter plainte pour faire la lumière sur les décisions opérationnelles prises durant la crise.
Martial Zaninetti, maire du Porge et en est à son premier mandat, a vu sa commune être la plus impactée par les flammes. Philippe de Gonneville, réélu en mars dernier, a vu la presqu’île qu’il administre échapper de justesse à la progression du feu, grâce notamment à des évacuations préventives de près de 50 000 personnes. Les incendies de l’été 2022 en Gironde, incluant ceux de La Teste-de-Buch, Landiras et Saumos, ont marqué un tournant par leur ampleur et leur durée, détruisant plus de 30 000 hectares de forêt et mobilisant jusqu’à 3 000 pompiers.
Ces événements ont mis en lumière l’importance de la prévention des feux de forêt et du débroussaillage, des aspects souvent critiqués par les habitants concernant l’entretien des forêts. La majorité des feux de forêt sont d’origine humaine, souvent dus à l’imprudence. La polémique autour de la gestion des secours souligne la nécessité d’une communication transparente et d’une explication claire des stratégies d’intervention en cas de catastrophes naturelles.






