
Des pluies de mousson d’une intensité rare ont provoqué des inondations et des coulées de boue meurtrières dans le nord-est de l’Inde, en particulier dans l’État d’Assam. Le bilan s’élève à près de 100 morts, et des milliers de personnes ont dû être évacuées vers des centres d’hébergement d’urgence. Les images des zones sinistrées révèlent des maisons submergées, des arbres déracinés et des véhicules ensevelis sous la boue, témoignant de l’ampleur du désastre.
Près de 170 000 habitants de l’Assam sont directement affectés par ces crues dévastatrices, et plus de 14 000 hectares de terres agricoles ont été inondés. Le ministre en chef de l’État, Himanta Biswa Sarma, a exprimé sa profonde tristesse face à la perte de vies humaines, notamment celle d’un jeune garçon de 13 ans emporté en tentant de sauver son chien. Le ministre indien de la Santé, J. P. Nadda, en visite dans la région, a souligné que le retour à la normale nécessiterait un temps considérable, face à des villages entièrement submergés.
Les inondations sont un phénomène courant en Assam durant la période de la mousson, de juin à septembre, en particulier lorsque le fleuve Brahmapoutre et ses affluents débordent. Cependant, les habitants et les autorités locales attribuent l’aggravation de ces inondations à l’exploitation illégale du charbon dans l’État voisin du Nagaland. Cette activité serait responsable de l’extension des zones touchées, y compris des régions qui n’étaient pas historiquement sujettes aux crues.
Les scientifiques et les experts climatiques, tels que l’institut Climate Trends, alertent sur le rôle du réchauffement climatique dans l’augmentation de la fréquence et de l’intensité des phénomènes météorologiques extrêmes. L’aggravation des inondations en Assam est ainsi perçue comme la conséquence d’une combinaison de facteurs : le changement climatique, l’évolution de la dynamique fluviale et une exposition croissante des populations aux risques naturels.







