
Une étude récente menée auprès de 412 patientes atteintes d’un cancer du sein révèle un paradoxe troublant : la peur de la récidive ne garantit pas l’observance des traitements de longue durée. En effet, entre 30 et 50 % des patientes interrompent leur traitement hormonal oral (tamoxifène, anti-aromatase ou inhibiteurs de CDK4/6) dans les cinq ans, malgré leur efficacité prouvée pour réduire le risque de rechute.
Les recherches, publiées dans la revue The Breast en 2026, soulignent que l’adhésion aux traitements ne dépend ni de la peur ni de la pression, mais principalement de la motivation autonome de la patiente. Le rôle de l’oncologue est ici fondamental, constituant le premier levier pour encourager cette motivation.
Ce constat remet en question les approches traditionnelles qui misent sur l’information sur les risques pour inciter à l’observance. Il suggère que les professionnels de santé devraient davantage se concentrer sur l’établissement d’une relation de confiance et le soutien à l’autonomie de la patiente dans sa prise de décision. Comprendre les motivations profondes et les défis individuels de chaque femme face à un traitement de longue durée est essentiel pour améliorer l’observance et, in fine, les résultats cliniques.
Des témoignages de patientes illustrent cette complexité, où le choix d’arrêter le traitement est parfois guidé par la volonté de retrouver une qualité de vie altérée par les effets secondaires. Ces récits personnels mettent en lumière l’importance d’une approche globale, où le bien-être physique et mental est pris en compte, au-delà de la seule perspective médicale. La recherche continue et une meilleure communication entre patientes et équipes soignantes sont cruciales pour optimiser l’accompagnement face à cette maladie.







