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La diplomatie iranienne dément toute négociation directe avec les États-Unis, malgré les déclarations de Donald Trump. Les tensions persistent au Moyen-Orient, entre un plan pour Gaza qui inquiète Israël et des exécutions pour espionnage en Iran. Le détroit d'Ormuz reste un point névralgique.

La diplomatie iranienne a formellement démenti l’existence de négociations directes avec les États-Unis, contredisant les affirmations du président américain Donald Trump. Alors que Trump avait annoncé la reprise des pourparlers, le ministère des Affaires étrangères iranien a déclaré se concentrer sur des discussions avec Oman pour sécuriser le détroit d’Ormuz. Cette déclaration intervient dans un contexte de forte escalade des tensions au Moyen-Orient.

Donald Trump avait annoncé avoir annulé des frappes aériennes massives contre l’Iran, évoquant des pourparlers prometteurs. Il avait affirmé qu’un accord pourrait inclure l’ouverture immédiate et totale du détroit d’Ormuz et la fin de la menace nucléaire iranienne. Cette volte-face fait suite à une semaine d’incidents militaires, notamment des attaques contre des bases américaines et des installations pétrolières dans le Golfe.

Par ailleurs, Israël a exprimé ses « inquiétudes » à Washington concernant le plan américain sur le désarmement du mouvement islamiste Hamas à Gaza. Selon le bureau du premier ministre Benyamin Netanyahou, la version rendue publique du plan ne reflète pas la position d’Israël.

Dans un développement distinct mais lié aux tensions régionales, deux hommes ont été exécutés en Iran pour espionnage au profit d’Israël. Accusés d’avoir transmis des coordonnées de sites militaires sensibles au Mossad, les renseignements extérieurs israéliens, Omid Behzad et Pouria Safvat ont été pendus. Ces condamnations surviennent dans le cadre des conflits actuels et passés dans la région.

L’Iran a également indiqué être proche d’un accord avec le sultanat d’Oman concernant le détroit d’Ormuz. Ce passage stratégique, crucial pour le commerce mondial d’hydrocarbures, est de nouveau sous le contrôle de la République islamique depuis le début des affrontements en juillet, perturbant l’économie mondiale. Téhéran souhaite maintenir le contrôle du détroit et n’autorise qu’un seul itinéraire le long de ses côtes.