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Vingt-deux dirigeants de l'UE, dont la Première ministre italienne Giorgia Meloni et le chancelier allemand Friedrich Merz, ont demandé une visioconférence d'urgence des ministres de l'Intérieur pour répondre à l'afflux de migrants à Ceuta. Ils insistent sur une réponse coordonnée pour empêcher les entrées illégales.

Vingt-deux dirigeants de l’Union européenne ont récemment sollicité une visioconférence d’urgence des ministres européens de l’Intérieur. Cette demande vise à évaluer et à coordonner une réponse face à l’afflux massif de migrants dans l’enclave espagnole de Ceuta. Parmi les signataires de cette lettre ouverte figurent des figures politiques majeures telles que la Première ministre italienne, Giorgia Meloni, et le chancelier allemand, Friedrich Merz.

Les dirigeants européens insistent sur le fait qu’ils ne peuvent « permettre que des franchissements massifs et incontrôlés, l’instrumentalisation des migrations ou d’autres menaces hybrides donnent le sentiment qu’il est possible d’entrer illégalement dans l’Union européenne », et qu’une telle entrée se transforme ensuite en séjour légal. Ils ont adressé cette lettre à la présidence irlandaise de l’UE, au président du Conseil européen, Antonio Costa, et à la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen.

La situation à Ceuta, ville autonome espagnole située au nord du Maroc, est devenue un point de tension migratoire majeur pour l’Europe. Des dizaines de milliers de migrants y sont entrés illégalement en provenance du Maroc ces derniers jours. Le chancelier allemand Friedrich Merz a d’ailleurs exhorté le Maroc à « reprendre immédiatement les migrants en situation irrégulière ». En parallèle, la Commission européenne a proposé un soutien accru à l’Espagne, notamment via l’agence Frontex, pour aider à contrôler la situation et à renforcer les frontières extérieures de l’UE.

L’Italie, par la voix de sa Première ministre Giorgia Meloni, a même évoqué la suspension des règles de l’espace Schengen avec l’Espagne, jugeant la situation « choquante ». Cependant, la France et le Portugal ne figurent pas parmi les signataires de la lettre. Le Premier ministre espagnol, Pedro Sánchez, a quant à lui appelé les pays de l’UE à « ne pas se diviser » face à cette crise, tout en affirmant que la situation à Ceuta était « quasiment » revenue à la normale.