
L’humanité a de nouveau atteint le Jour du dépassement, marquant la date à laquelle elle a consommé l’intégralité des ressources que la Terre peut régénérer en une année. En 2026, cette journée symbolique est tombée le 30 juillet, soit six jours plus tard que l’année précédente. Cependant, ce léger recul ne signifie pas une diminution de notre consommation globale, mais s’explique principalement par un changement dans la méthode de calcul.
Selon les estimations de Global Footprint Network, la consommation actuelle de l’humanité dépasse de 73% la capacité de régénération des écosystèmes, ce qui équivaut à utiliser l’équivalent de 1,73 planète Terre annuellement. Les émissions de CO2, représentant environ 61% de cette empreinte écologique, jouent un rôle majeur dans cette situation et contribuent directement au changement climatique.
En France, la situation est encore plus critique, puisque le Jour du dépassement a été atteint dès le 24 avril 2026, soulignant une consommation de ressources bien plus rapide que la moyenne mondiale.
L’indicateur du Jour du dépassement, développé par les chercheurs, compare la biocapacité de la Terre (ce qu’elle peut régénérer en un an) à l’empreinte écologique de l’humanité (ce qu’elle consomme sur la même période). Les résultats sont ensuite convertis en jours sur un calendrier. Jusqu’aux années 1970, la biocapacité excédait notre empreinte écologique, mais depuis, l’écart n’a cessé de se creuser, faisant avancer la date du dépassement chaque année.
Hélène Van Rossum, experte à l’Institut du développement durable et des relations internationales (IDDRI), insiste sur l’importance de cet indicateur comme outil de sensibilisation. Il prend en compte divers aspects de la consommation, incluant l’énergie, l’eau, l’agriculture, la pêche et l’élevage, offrant une vision complète de l’impact humain sur la planète.






