
Des frappes aériennes conjointes menées par les États-Unis et l’Arabie saoudite ont ciblé des milices chiites en Irak, marquant une escalade significative dans le conflit qui oppose Washington et Téhéran. Ces opérations, qui interviennent après des attaques de drones et de missiles iraniens contre des bases américaines et des installations pétrolières saoudiennes, soulignent l’implication croissante de Riyad dans ce conflit qui dure depuis six mois.
Le Commandement central américain (Centcom) a indiqué que ces raids visaient « des sites logistiques et d’armement terroristes dans l’est de l’Irak ». Les Forces de mobilisation populaire (FMP), une coalition de milices chiites irakiennes, ont confirmé que leur quartier général à Bagdad et six autres sites avaient été touchés. Elles ont également rapporté la mort de vingt de leurs combattants et de six conseillers iraniens.
Le ministère saoudien de la Défense a justifié son action en invoquant la légitime défense, suite à des attaques de drones contre ses installations. Le Centcom a précisé que ces frappes étaient une réponse à plus de 30 attaques de drones menées en 72 heures contre les forces américaines et les infrastructures énergétiques saoudiennes. Ces milices, dont certaines sont des « proxys iraniens », sont accusées d’obéir aux ordres des Gardiens de la révolution iraniens.
L’implication directe de l’Arabie saoudite aux côtés des États-Unis constitue un tournant, le royaume ayant jusqu’alors maintenu une posture de soutien mesuré. Cette nouvelle dynamique suggère une volonté accrue de Riyad de contenir l’influence iranienne dans la région, malgré les risques d’extension du conflit.








